Communiqué de presse : 22-02-2020

Les enfants des Robin.e.s réclament que la question de la pollution environnementale soit traitée avec indépendance, sans catastrophisme ni soumission aux pressions économiques. Leur santé est l’une des raisons de notre engagement. En tant qu’élu.e.s, nous ne nous déroberons par à notre responsabilité. Narbonne est soumise à des pollutions industrielles (Orano, micron couleurs), agricoles (produits phytosanitaires) ou liées aux transports (autoroute) qui doivent être considérées avec objectivité et compétence. Le maire, garant de la sécurité et de la santé de ses habitants, doit parfaitement maîtriser les procédures d’urgence que les éventuels risques liés à ces expositions chroniques. Ce que les Robin.e.s s’engagent à faire : ACTIONS Lancer une étude épidémiologique dès notre élection, pour avoir une idée exacte de l’état de santé des Narbonnais et être en capacité de détecter (ou non) d’éventuelles anomalies sanitaires. Aujourd’hui, il n’y a pas de données suffisantes pour connaître l’impact sanitaire des pollutions actuelles ou passées sur la population narbonnaise. Des collectes actives de données, telles que réalisées sur Fos sur mer ou aux Etats-Unis, permettront de faire la lumière pour la situation présente. Établir un rapport de force avec Orano-Malvési pour mettre en place une stratégie de dépollution claire, transparente, concertée et convaincante. Tant que ce travail n’aura pas eu lieu, nous nous opposerons à toute évolution du site (TDN et NVH compris). De notre point de vue, la stratégie de dépollution doit être étudiée en concertation avec les élus, des experts, les associations environnementales et la CRIIRAD, en s’inspirant du cas du Fort de Vaujours. OBSERVATIONS Créer un Institut éco-citoyen pour la connaissance des pollutions sur le modèle de celui de Fos sur Mer. Des mesures indépendantes de la qualité de l’air, de l’eau, du sol et un suivi de l’état de santé de la population seront effectuées par une équipe d’experts épaulés par un comité scientifique. Toutes les données collectées seront rendues publiques (en préservant l’anonymat). La plupart des listes proposent un suivi environnemental. Pourquoi Viviane Thivent sera-t-elle la mieux placée pour relever ce défi ? Viviane Thivent n’a pas été choisie tête de liste des Robin.e.s que pour son énergie. Elle a de réelles compétences pour gérer ce type de dossiers. Une vraie connaissance des dossiers locaux : Viviane Thivent est journaliste scientifique depuis 20 ans (Le Monde, Sciences et avenir, etc). En 2015, elle a réalisé une grande enquête sur l’actuel Orano-Malvési (« une si discrète usine » Revue XXI) pointant des problèmes de contamination des sols, de l’eau et de l’air. Elle a ensuite travaillé sur le TDN, notamment pour Le Monde. Des solutions à proposer : Lors de ces deux enquêtes, Viviane Thivent a rencontré des malades et entendu des rumeurs qu’elle a cherché à vérifier. En vain. Et pour cause : à Narbonne, il n’y a aucun décompte exhaustif des malades. Pas de victime : pas de problème. Une lacune qui concerne en réalité la quasi totalité du territoire français. Ce constat a été le point de départ d’une grande enquête internationale sur les systèmes de suivi sanitaire autour des sites industriels ou pollués. Ce travail, soutenu par l’European Journalisme centre et le Fondation B & M Gates, lui a donné une compréhension fine des méthodes de suivi que l’on pourrait mettre en place à Narbonne. Un solide réseau de spécialistes en France et à l’étranger : au fil de sa carrière et de ses reportages (dont Fukushima ou Bhopal), Viviane Thivent a constitué un important carnet d’adresses de scientifiques et d’enquêteurs français et étrangers qu’elle pourra solliciter pour donner des fondations solides à un système de surveillance efficace, transparent et indépendant de toute pression politique ou économique.
Article de presse
Pour la liste des Robin.e.s, la peur doit changer de camp
Crédit photo – indépendant – Philippe Leblanc
Lire l’article en ligne sur le site de l’indépendant https://www.lindependant.fr/2020/02/22/pollution-a-narbonne-pour-la-liste-des-robines-la-peur-doit-changer-de-camp,8749150.php

4 commentaires

fetalai · 22 février 2020 à 15 h 11 min

Espérons que vous puissiez réaliser votre programme. Merci pour votre action et courage

    Virginie Birocheau · 22 février 2020 à 17 h 47 min

    Merci pour votre message et votre soutien
    Bien à vous

fetalai · 22 février 2020 à 15 h 25 min

Surpris désagréablement que vous n’ayez pas participé à la réunion avec Anticor, une des rares associations qui luttent contre la corruption des élus et l’éthique en politique.

    Virginie Birocheau · 22 février 2020 à 17 h 47 min

    Bonjour,
    Nous vous remercions pour votre remarque car nous avons également été surpris de ne pas avoir été invités à cette réunion.
    Nous avons devancé cette démarche à annonçant les premiers par voie de presse dans l’Indépendant du 16 février que Les Robin.e.s s’engageaient à signer la charte Anticor et ses 30 propositions. Cela a peut être donné des idées à d’autres cette semaine…
    Nous défendrons en tant qu’élus responsables la mise en oeuvre de cette charte pour promouvoir l’éthique dans chacun de nos domaines d’actions et lutter contre la corruption qui gangrène trop souvent la politique.
    Nous sommes à votre disposition pour toute information complémentaire.
    Bien cordialement
    Virginie Birocheau pour le groupe Les Robin.e.s

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