Hier, au conseil municipal, nous avons proposé des amendements pour que notre ville puisse conserver intactes ses capacités d’aménagement sur le long terme, en particulier sur Sainte Louise qui reste une zone impensée. Tous ont été refusés.

Une aire de camping-car sans régie municipale

Nous sommes d’abord intervenus sur la proposition d’installer un parking pour camping-car sur les bords de la Robine, à Sainte Louise justement.

« Avec la construction de l’Arena, le parking pour camping-cars a été détruit. Et voilà que pour pallier cette perte, vous nous proposez d’en construire un nouveau sur les bords de la Robine, en face du moulin du Gua, sur une zone qui aujourd’hui n’est pas artificialisée. Mais est-ce vraiment la bonne place pour un parking à camping-car ? Le canal de la Robine est classé par l’Unesco et cette parcelle pourrait être aménagée en parc ou jardin au lieu d’en faire un parking. Il s’agit d’un énième impact collatéral de l’Arena.

En outre, l’aire précédente était gérée par la ville et elle était rentable. Avec cette formule, vous nous proposez une délégation de service public qui à notre avis ne se justifie pas. D’autant qu’elle retire à la ville la maîtrise de ces espaces qui pourraient être aménagés bien différemment par les prochaines équipes municipales.

A la lumière de ces remarques, nous soumettons au vote de l’assemblée deux amendements  :

  • Proposition d’amendement 1  : reporter cette délibération pour trouver un autre lieu, déjà artificialisé, pour installer ce parking à camping-car.
  • Proposition d’amendement 2 : revenir sur le principe d’une régie municipale pour gérer la future aire pour camping-car. »

Les amendements ont été lus sans être mis au vote. Nous nous sommes donc positionnés contre la délibération. 

Vente d’un terrain communal de 21 600 m2

Nous sommes aussi intervenus sur la vente d’un terrain communal de 21 600 m2 à un entrepreneur. Cette parcelle est située à proximité de l’espace liberté, une zone problématique en terme de circulation et qui devra être repensée. Plutôt qu’une cession, nous aurions préféré la signature d’un bail emphytéotique qui aurait permis à l’entreprise de s’installer et de prospérer sans nuire aux projets à plus long terme de la ville. 

« Avec cette délibération, c’est un terrain communal de 21 600 m2, celui des anciens abattoirs, qui est cédée à une entreprise pour 180 000 euros, soit un peu moins que sa valeur estimée par les finances publiques. Il s’agit d’un geste dont le bénéfice attendu est la création d’une biscuiterie et des emplois qui vont avec. Dans cette perspective, pourquoi pas. Mais vu la superficie du terrain concerné, on aurait pu opter pour une autre approche, plus avantageuse pour la ville sur le long terme. Au lieu de céder et donc de perdre des terrains communaux, nous pourrions proposer un bail emphytéotique. Cela permettrait de soutenir tout autant le développement de cette entreprise locale sans empiéter sur les capacités d’aménagement futures de la ville. Nous soumettons au vote cette proposition d’amendement.

  • Proposition d’amendement : proposer un bail emphytéotique à M. Bourguignon. »

Des tarifs en hausse pour les exposants des marchés

Enfin, nous avons interrogé la majorité sur la hausse des prix du mètre linéaire pour les marchés : 

« Lors de la commission préparatoire à ce conseil, vous nous avez indiqué une augmentation de 5 %, il s’agit peut être d’une moyenne, ce qui n’est pas forcément une mode de représentation juste, dans la réalité et pour l’exemple précis du marché bio le ML passera de 2.1 € actuellement à 3 €, ce qui fait une augmentation d’un peu moins de 43 %. Ce qui vous en conviendrez est bien supérieur à 5 %.

Nous vous remercions de vouloir bien lisser cette augmentation afin qu’elle ne soit pas si brutale. »

Nous avons voté contre. 


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