Le 27 avril – Comité de pilotage (copil) du Syaden sur Selfee, un projet qui sur le papier permettrait de développer le « circuit court de l’énergie ». Alléchant mais, vous allez voir, un peu différent que ce que le « slogan » laisse penser.

Tout part d’un constat simple : les collectivités investissent de plus en plus dans des unités de production d’énergie renouvelable, notamment solaire. Jusque-là, l’électricité ainsi produite était revendue à EDF qui restait maître des tarifs d’achat comme de revente. D’où l’idée d’accompagner la création d’une société d’économie mixte capable d’acheter et de revendre l’électricité en direct, aux seules collectivités, sans intermédiaire et à un tarif local, pour alimenter des bâtiments publics. 

Imaginée en 2016, incubée pendant 2 ans, cette société, Selfee donc, a démarré son activité en 2020 en récupérant notamment la production des ombrières solaires de l’hôpital de Carcassonne (5 000 MWh/an). Lors du copil, la production de ce portefeuille d’électricité a été comparé avec les besoins énergétiques de la médiathèque de Narbonne et du Conservatoire de Carcassonne. Pour résumer, quand la demande de ces bâtiments correspond à la production d’électricité, Selfee vend en direct son électricité. Dans le cas contraire, elle achète ou revend sur le marché de gros de l’énergie. De quoi faire d’importantes économies pour les collectivités et si l’on en croit les prévisions de Selfee dégager des bénéfices. 

Mais contrairement à ce que laisse penser cette présentation, à ce stade, il ne s’agit pas de consommer localement une énergie produite localement, mais plutôt de limiter le nombre d’intermédiaires – et donc les coûts – dans la chaine de production et de consommation d’électricité au sein des collectivités. D’ailleurs, Selfee est d’ores et déjà présente dans neuf agglomérations et cinq régions. 50% de la production des ombrières de Carcassonne ont été achetés par la ville de Paris qui en retour aurait décidé d’investir dans le développement d’unité d’énergie renouvelable sur notre territoire. Voilà, voilà. 


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