Vendredi 30 avril, nous avons rencontré Odéon 11 qui depuis quelques semaines occupe le Théâtre+Cinéma de Narbonne. Ambiance studieuse. Sur le parvis, un petit groupe peaufinait une énorme banderole qui sera prochainement accrochée sur la façade du théâtre. « C’est une citation de Jean Baptiste Clément« , indique un membre du collectif.

La veille au soir, le gouvernement avait annoncé la réouverture progressive des lieux culturels mais cette déclaration ne devrait pas faire cesser l’occupation. D’abord, parce qu’avec les jauges actuelles, les petits théâtres – qui ne vivent que sur la billetterie – ne pourront pas gagner assez pour survivre. Ensuite, et surtout devrais-je dire, parce que la réouverture des sites culturels n’est pas la revendication première des collectifs Odéon.

« Nous occupons les théâtres parce qu’il s’agit avant tout de lieux d’expression, » explique Bernard. « Mais la revendication commune à tous les collectifs odéon, c’est le retrait pur et simple de la réforme de l’assurance chômage. » Ce mouvement a été lancé, et continue à être porté, par des intermittents mais leur combat dépasse très largement la défense de statuts corporatistes. N’hésitez pas à passer les voir pour échanger. La parole y est libre et ouverte.


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