Règlement intérieur : Nous proposons la création d’un groupe écologique

Viviane a exposé ceci :

Il était question d’ouverture, d’un règlement intérieur qui devait permettre l’expression du pluralisme. Mais cela ne sera pas le cas. Nous sommes deux écologistes dans cette assemblée alors qu’il faut quatre élus pour créer un groupe et avoir accès à toutes les possibilités d’expression.

Malgré cela nous allons jouer le jeu et nous proposons la création d’une équipe écologiste. De fait, nous invitons tous les élus respectueux des valeurs républicaines et proches de nos préoccupations à nous rejoindre. Mais attention, il ne s’agira pas pour nous de diluer notre engagement ou de verdir artificiellement certains élus. Ce que nous proposons, c’est de porter un projet politique radical qui mettrait l’écologie au cœur de toutes les décisions.

Car soyons clairs, le développement des éoliennes offshore ou de voitures électriques ne suffiront pas pour gagner la course contre le changement climatique. Il faut repenser tout l’édifice, interroger nos pratiques et nos habitudes.

Le changement climatique n’est pas un chiffre. Ce n’est pas qu’une température ou des posts que l’on  se partage sur les réseaux sociaux.  C’est une réalité qui s’apprête à balayer nos vies et le monde tel que nous le connaissons. La crise de la Covid n’est qu’une ébauche des obstacles qu’il va falloir dépasser. Et pour cela, les politiques vont devoir sortir du déni et faire preuve de résilience, d’ingéniosité, d’écoute et de courage. Il faudra apprendre à anticiper, à travailler sur le long terme, à penser autrement que sur la durée d’un mandat électif. Il faudra faire tout ça dès maintenant.

Car plus nous attendons, plus nous sommes collectivement responsables des maux qui frapperont de plus en plus violemment nos enfants. Qu’on le veuille ou non, ce sont les générations présentes dans cette assemblée qui ont pollué les terres, les mers et l’air. Ce sont nos modes de vie qui ont détraqué le climat. Et donc, c’est à nous de régler ça. Maintenant. Car oui, il est encore temps d’agir.

Si vous nous rejoignez, ce sera donc pour vous retrousser les manches, pour inventer et détecter les idées qui permettront à notre territoire, non pas de rattraper son présumé retard, mais de prendre de l’avance sur un chemin nouveau, enfin respectueux de l’homme et de l’environnement. Si vous nous rejoignez, ce sera pour apporter vos idées à un groupe ambitieux, créatif, bienveillant et exigeant. Car c’est à ça que doit aspirer le monde politique de demain.

La réponse de Monsieur Mouly a été :

  • d’une part que chaque élu de l’assemblée était écologiste et que les actions entreprises par les maires tenaient compte de cette problématique et qu’il fallait que l’on soient tolérants envers les autres élus.
  • et d’autre part que nous continuerons à avoir la parole. Ceci à travers nos interventions, la proposition de vœux, les amendements et les questions écrites.  Seules les questions orales de fin de séance et hors ordre du jour ne seront plus possibles. Il nous a assuré, qu’il  avait défendu le fait que nous puissions former un groupe mais que la majorité du groupe ayant discuté du règlement intérieur avait  choisi de ne pas changer.

Deux remarques en réponse :

il a oublié de préciser que nous n’aurons également pas, à priori, accès aux expressions libres sur le site ou sur le bulletin du grand Narbonne, ce qui est quand même problématique quand à la pluralité d’expression.

Monsieur Heras a présenté nos arguments quand j’étais absent de la commission. Il m’a donné la parole à la réunion suivante.  Mais ans être présent à la discussion je n’ai pu défendre notre point de vue d’une part et que je ne sais comment ont voté les présents à notre proposition.

Vous retrouverez l’intervention ici à partir de 44’19

ZAC de Névian, une perte de 76 ha de terre agricole.

Vous retrouverez l’intervention ici à partir de  1h18 dont voici le texte

Cette ZAC votée en 2017 est typiquement un projet qui appartient au monde d’avant, voire aux années 1980. Il serait temps de changer de millénaire.

76 Ha de terres agricoles et viticoles artificialisées pour faire une énième zone “artisanale, industrielle, de production, de stockage ou d’activités tertiaire (SIC)”, une énième entrée de communes hideuses.

Dans votre présentation, vous nous dites que cette zac permettra de réduire les déplacements entre les lieux de travail et d’habitation. C’est le contraire qui se produira. Ces zones sont inadaptées aux déplacements doux et ne sont des paradis que pour les camions et les déplacements carbonés.

Vous ajoutez qu’elle créera des emplois, il est indiqué le chiffre de 4 000 à 5 000, ce qui nous paraît faramineux . Pour quels types d’activités, des hypermarchés ? Le narbonnais en est déjà complètement saturé. Cela se fera évidemment au détriment des commerces et emplois de proximité des centres ou quartiers.

Tout cela pour une nouvelle zone type “croix sud” dont l’intérêt urbanistique et sociologique est, on le sait maintenant, plus que discutable.

Le projet est validé, soit. Donc, parlons de la compensation agricole nécessaire. Votre proposition est basée sur l’impact attendu du projet sur la viticulture. Or les terrains en question ne sont-ils pas des friches issues de primes européennes à l’arrachage de vignes ?

Alors que nous manquons de surfaces maraîchères pour nourrir notre territoire, ces 569 580 euros (sur les 1.25 M€ ) de mesures compensatoires seront versées en grande partie à des coopératives viticoles sans condition quant au mode de production. Ne devraient-ils pas plutôt servir à nous rapprocher d’une autonomie alimentaire ?  Réfléchissons à ce que nous devons prioriser, une agriculture nourricière et respectueuse de l’environnement ou de nouvelles surfaces industrielles ?

Vous pourriez nous dire qu’il ne s’agit pas d’une terre maraîchère.

Nous répondrons qu’un sol fertile se construit. Pour cela, il faut du temps, des moyens et des maraîchers proposant des modes de cultures innovants.

C’est cela repenser l’édifice et interroger nos pratiques et nos habitudes.

Réponse :

Pas  vraiment sur le fond, sauf à dire que 25 % des terres agricoles étaient en friche et qu’il était difficile de trouver des personnes voulant s’installer.

Suite à donner :

Notre travail de Robin.e.s pourrait alors être de rechercher et de mettre en relation des demandeurs ou des associations et les services agricole du grand Narbonne.

Point reprise avec le dispositif Keetiz et Cers

Vous retrouverez l’intervention ici à partir de  1h30

Viviane : Une remarque, une question et une suggestion.

D’abord, en tant que nouvelle élue, j’avoue que je trouve étonnant que l’on vote l’attribution d’une enveloppe qui, dans les faits, a déjà été dépensée par les contribuables.

(Ensuite, le montant de l’enveloppe Keetiz annoncé dans la presse et sur l’application est de 100 000 euros. Et là, on vote pour 60 000 euros. Il ne manque pas 40 000 euros ?)

Ensuite, nous suggérons une autre piste pour faire grandir cette initiative, nous savons Monsieur le Président que vous êtes sensible à la mise en place de cette monnaie locale, on pourrait imaginer un cashback en monnaie locale pour favoriser nos entreprises locales.

Réponse :

La mise en place du Cers sur une application comme Keetiz n’est pas possible.

Madame Dauzats fera une présentation du Cers et de ses avantages lors d’un prochain conseil communautaire.

Concernant le différentiel, comme le fait que l’opération à pu commencer avant le vote est du au reliquat de 40000 euros de la précédente enveloppe.

Rapprochement de Domitia Habitat et de patrimoine SA, création de la  SAC Brennus.

Enfin un point ou nous ne sommes pas intervenus et ou nous nous sommes abstenus sur le vote (manque d’informations précises sur le sujet pouvant nous permettre de comprendre les avantages et inconvénients des deux solutions)

La présentation autant par le président que par les 2 interventions furent très longues et techniques.

Pour expliquer rapidement et simplement.

Pour répondre aux exigences de la loi Elan (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) oblige les bailleurs sociaux à se regrouper pour former des groupes de plus de 12000 logements sociaux.

Deux choix.

la majorité actuelle proposant une union avec une société privée (SA Patrimoine) et  l’OPH de Castres Mazamet pour créer une SAC (société de coordination)

Alors que la majorité précédente avait travaillé sur une fusion entre Domitia Habitat et Habitat Audois.

La problématique étant l’ouverture à une société privée des parcs de logement sociaux.

le vote à donné 57 pour, 1 contre, et 11 abstentions.


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